volontaire.png
SDIS45 SPV 1500x490.jpg

Nouveau CHRO : livraison partielle du « bâtiment A » le 22 mai dernier

 

Vue aérienne du site

Vue aérienne du site

 

Mercredi 22 mai le centre hospitalier régional d’Orléans a réuni officiellement la commission départementale de sécurité afin de procéder à la livraison anticipée du bâtiment A.  Retour sur un projet hospitalier très ambitieux.

 Le chantier du Nouvel Hôpital d’Orléans (NHO) débuté en 2009 après de nombreuses années de concertation devrait s’achever en 2016. Ce nouvel établissement a pour vocation de regrouper, sur un site unique, l’ensemble des activités actuellement éclatées sur trois sites : l’hôpital Porte Madeleine, l’hôpital de La Source et le centre gériatrique de Saran. Le nouvel hôpital disposera d’une capacité d’accueil supérieure de 30% à celle de l’ancien hôpital le tout sur une surface de 205 000m2. Le coût total de l’opération s’élève à 680 millions d’euros. C’est le plus grand projet d’investissement hospitalier français et le plus grand chantier mené en France actuellement qui occupe jusqu’à 1 000 ouvriers par jour.

 Le 22 mai dernier, la réunion consistait en une étape intermédiaire permettant de prendre possession des murs, « la coque vide » comme l’appelle le Commandant Jean-Marc DUPLAN afin que les travaux intérieurs et les aménagements puissent se poursuivre. Une deuxième visite aura lieu prochainement et concernera la cuisine et la crèche. La matinée était consacrée à trois temps forts : la présentation du rapport par le SDIS45 pour les aspects techniques et sécuritaires du bâtiment, puis la visite de l’établissement avec le Directeur de Cabinet du Préfet et enfin la présentation du projet par le maître d’œuvre.

Le projet de bâtiment A

Le projet de bâtiment A

 

Le bâtiment A : 5 niveaux, 3 crèches, des plateaux d’hospitalisation

Pour cette réception anticipée du bâtiment A aucun détail technique lié à la sécurité incendie n’a été laissé au hasard. Détection incendie, désenfumage, alarme, accès des sapeurs-pompiers en cas d’intervention… le Commandant Jean-Marc DUPLAN fait lecture d’une partie du rapport afin de vérifier que tous les acteurs du projet soient bien en phase avec le descriptif. Une attention particulière est portée sur un point technique et néanmoins complexe que représente le désenfumage. Et la visite de la terrasse du bâtiment le confirmera un peu plus tard : les visiteurs découvriront ainsi pas moins de 54 moteurs de désenfumage sur les toits  pour ce seul bâtiment représentant 1/10è de l’établissement !

Participaient à la visite : le Directeur de cabinet du Préfet, le Directeur du CHRO et son équipe, les membres du groupement Prévention du SDIS du Loiret et son Directeur départemental adjoint, la Ville d'Orléans, la DDSP, la Commission départementale des territoires, la maîtrise d'ouvrage.

Participaient à la visite : le Directeur de cabinet du Préfet, le Directeur du CHRO et son équipe, les membres du groupement Prévention du SDIS du Loiret et son Directeur départemental adjoint, la Ville d'Orléans, la DDSP, la Commission départementale des territoires, la maîtrise d'ouvrage.

 

Une visite en toute sécurité

Une fois les prescriptions à réaliser validées par tous les acteurs présents, la visite peut débuter. Elle sera notamment l’occasion de relever le cas particulier des brises soleil, de l’accès des sapeurs-pompiers en façade des bâtiments, des zones protégées et des zones de mise à l’abri dans les étages recevant du public ainsi que dans les locaux à sommeil. Il est évident que la Direction du nouvel hôpital d’Orléans, en collaboration avec tous les acteurs de la commission de sécurité, ne lésine pas sur les moyens permettant d’assurer la sécurité de 1239 patients, 1340 visiteurs et 2995 personnels. Des chiffres qui illustrent l’ampleur de l’activité de la future structure !

 L’un des 54 moteurs de désenfumage en terrasse du bâtiment A.

L’un des 54 moteurs de désenfumage en terrasse du bâtiment A.

 

Petit rappel sur les principes de sécurité dans les ERP

En matière de sécurité dans les établissements recevant du public (ERP), les principes qui guident la réglementation applicable s’attachent à ce que ces établissements soient conçus de manière à permettre :

  • de limiter les risques d’incendie,
  • d’alerter les occupants lorsqu’un sinistre se déclare,
  • de favoriser l’évacuation des personnes tout en évitant la panique,
  • d’alerter des services de secours et faciliter leur intervention.

 Les mesures de prévention contre les incendies concernent tous les travaux, qu’ils portent sur la création, l’aménagement ou la modification de ces établissements. Elles s’appliquent également à toutes les phases de la « vie » de l’établissement : conception, construction et exploitation.

Le rond rouge sur la fenêtre signalera aux sapeurs-pompiers qu’ils peuvent accéder à l’hôpital par cette fenêtre.

Le rond rouge sur la fenêtre signalera aux sapeurs-pompiers qu’ils peuvent accéder à l’hôpital par cette fenêtre.

 

Tout au long du chantier, d’autres phases de réception successives auront lieu afin de faire aboutir progressivement le projet en maintenant la collaboration et la concertation régulière des acteurs. Les préventionnistes du SDIS du Loiret vous relateront ces futures étapes jusqu’à l’inauguration du nouvel hôpital.

 

Pour mieux comprendre l’activité de Prévention : le lexique

Quelles sont les grandes missions d’un groupement Prévention ?

La prévention vise à permettre l'évacuation des personnes en danger (risques de panique), de limiter les risques d'éclosion et de propagation d'incendie et de faciliter l'intervention des secours. Les sapeurs-pompiers préventionnistes s'appuient sur une réglementation évolutive dans le domaine des techniques bâtimentaires et sur des règles de fonctionnement adaptées à chaque type d'établissement. Ils interviennent à tous les niveaux d'un projet de construction, et sont consultés par les maîtres d'ouvrages, les maîtres d'œuvre ou les architectes pour s'assurer de l'intégration des normes de sécurité à leurs projets. Ils étudient les "dossiers avant construction" des Etablissements Recevant du Public (ERP), en intégrant notamment l'accès des secours, la stabilité au feu, le désenfumage, etc. Ils effectuent également des visites de contrôle sur le terrain avant la mise en exploitation du bâtiment et l'ouverture au public, et réalisent enfin des visites régulières dans le cadre des commissions de sécurité.

 

Qu’est ce qu’un établissement recevant du public (ERP) ?

Constituent des ERP tous les bâtiments, locaux et enceintes dans lesquels des personnes sont admises, soit librement, soit moyennant une rétribution ou une participation quelconque, ou dans lesquels sont tenues des réunions ouvertes à tout venant ou sur invitation, payantes ou non.

 Cela regroupe donc un très grand nombre d’établissements, comme les magasins et centres commerciaux, les cinémas, les théâtres, les hôpitaux, les écoles et universités, les hôtels et restaurants … que ce soient des structures fixes ou provisoires (chapiteaux, tentes, structures gonflables ).

 

Pourquoi différentes catégories d’ERP ?

Les ERP sont répertoriés en 5 catégories, déterminées en fonction de la capacité de l’établissement :

- 1ère catégorie : au-dessus de 1 500 personnes

- 2è catégorie : de 701 à 1 500 personnes

- 3è catégorie : de 301 à 700 personnes

- 4è catégorie : 300 personnes et au-dessous, à l’exception des établissements de 5ème catégorie

- 5è catégorie : établissements accueillant un nombre de personnes inférieur au seuil dépendant du type d’établissement.

 

Qu’est ce qu’une commission de sécurité ?

La commission de sécurité est une instance qui possède des compétences particulières en matière de sécurité et dont le rôle est de fournir une aide technique à l’administration.

Cette commission est organisée de la façon suivante :

- au niveau central : elle est composée de représentants de différents ministères et de personnes compétentes dans divers domaines. Elle donne son avis sur toutes les questions relatives à la protection contre l’incendie et les risques de panique dans les ERP et elle est consultée sur les projets de modification du règlement de sécurité,

- au niveau départemental : elle examine les plans et effectue des visites à l’ouverture des établissements, puis de manière régulière et éventuellement inopinée, ainsi qu’après des travaux importants, afin de rendre un avis favorable ou défavorable à l’ouverture du site. L’autorisation d’ouvrir un site est donnée par le maire par arrêté municipal. La décision de fermer un établissement peut être prise par le maire par arrêté municipal, ou éventuellement par le préfet par arrêté préfectoral, dans le cas où le maire refuse la fermeture malgré une mise en demeure. En cas de manquement à des points de sécurité qui ne peuvent être corrigés, la commission peut proposer des mesures de sécurité complémentaires pour compenser la situation (par exemple augmenter les issues de secours, mise en place de détecteurs d’incendie…)

 

Pour en savoir plus : http://www.chr-orleans.fr/chr-orleans/letablissement/projets-et-perspectives/nouvel-hopital-dorleans

 

Haut de page