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Manœuvre incendie chez John DEERE

Le jeudi 6 juin 2013 à 10h30, les sapeurs-pompiers du centre de secours principal (CSP) d’Orléans nord se sont entraînés avec l’équipe d’intervention de John Deere à l’occasion d’une manœuvre incendie dans le bâtiment « Hougton » de stockage d’huile de coupe dans la zone déchetterie à Fleury-les-Aubrais.

 

Vue de la déchetterie

10h30 jeudi matin. La voie du stationnaire résonne dans les couloirs du CSP Orléans nord. Le CODIS demande un véhicule d’assistance et de secours à victimes (VSAV), deux fourgons pompe tonne (FPT) et une échelle pivotante automatique (EPA) pour un incendie chez John Deere sur la commune de Fleury-les-Aubrais. Immédiatement 14 sapeurs-pompiers et leur chef de groupe se précipitent dans les engins et quelques secondes plus tard sont sur la route. A première vue cela pourrait-être une intervention « ordinaire »… à ce détail près que les engins roulent au pas sans gyrophares ni deux tons : c’est un entraînement.

Dans le fourgon, les sapeurs-pompiers se préparent

« Nous sommes régulièrement sollicités par les entreprises pour ce type d’exercice. L’idée n’est pas de travailler sur des gestes très techniques mais de tester notre capacité à collaborer avec les équipes d’intervention des sociétés de notre secteur opérationnel. Nous devons être en osmose complète. Cela nous permet également d’approfondir notre connaissance des lieux et de prendre en considération les risques et les spécificités de l’établissement. Si un accident devait survenir, nous serions ainsi plus efficaces », indique le Lieutenant Patrick BLANLUET, chargé de l’organisation de la manœuvre et chef du service Opérations du CSP Orléans nord.

Le conducteur du fourgon

« Notre objectif aujourd’hui était de vérifier notre capacité à bien travailler avec les sapeurs-pompiers du SDIS45. Nous avons simulé un incendie dans une zone pouvant contenir des hydrocarbures, des aérosols et d’autres produits chimiques ou corrosifs. A partir de ces éléments nous alertons les secours et procédons à l’évacuation et à la mise en sécurité de notre personnel dans une zone extérieure. Nous préparons les informations nécessaires à l’intervention des sapeurs-pompiers et nous nous tenons prêts à répondre à leurs questions et à couper les énergies au besoin (comprendre l’eau, l’électricité et le gaz) », explique Morgan BOUDEAU, membre de l’équipe d’intervention chez John DEERE.

Les binômes déroulent les tuyaux

Les différents binômes se préparent pour la reconnaissance

Une fois sur place, les choses évoluent très vite. Dès l’entrée, nous sommes accompagnés par des personnels qui nous guident jusqu'au lieu de l’incendie. Tout le personnel de l’entreprise est évacué et mis en sécurité et la transmission de l’information se fait en quelques minutes. Rapidement deux binômes d’attaque (BAT) se positionnent à l’est et à l’ouest du bâtiment et deux binômes d’alimentation (BAL) prennent en charge l’alimentation en eau (pour ne pas endommager les installations, le choix à été fait d’intervenir sans eau). Ensuite, ces derniers se positionnent en sécurité des premiers binômes engagés en reconnaissance.

Le binôme progresse accroupi

Le binôme d’attaque, appelé BAT, entre dans le bâtiment

« Nous cherchons avant tout à porter secours aux victimes, dont d’éventuelles personnes manquant à l’appel. Le BAT progresse et nous transmet un maximum d’informations. Ils sont nos yeux. Le binôme de sécurité est aux aguets. Si le BAT est en difficulté, c’est eux qui se chargeront de les secourir. Nous avons un mot d’ordre : la prudence. Aucun bâtiment ne vaut la vie d’un homme », nous confie l’Adjudant-chef Patrice POIRIER.

L'echelle est dépolyé

L’échelle pivotante automatique effectue également une reconnaissance aérienne

 «  Parallèlement, nous pouvons commencer l’extinction du feu et le désenfumage des locaux pour faciliter les recherches. Cela peut prendre un certain temps selon la configuration des lieux, les matières qu’ils contiennent et le dimensionnement du sinistre. Ensuite quand nous avons maîtrisé et éteint l’incendie, nous procédons au déblai du bâtiment et à la surveillance des lieux en cas d’éventuelle reprise de feu. Nous travaillons toujours sous appareils respiratoires isolants (ARI) même si le danger est plus faible dans ces dernières parties de l’intervention. Encore une fois la prudence est le maître mot. »

Les observateurs discutent

Tout au long de la manœuvre, les « organisateurs-observateurs » notent tous les détails.

L’agitation retombe sur les lieux de la manœuvre. Le débriefing et le rangement des outils viennent clôturer cette matinée. « Ce type de manœuvre est toujours utile même si les conditions ne sont pas identiques aux interventions. C’est un plus pour nous mais également pour les entreprises qui nous contactent. Cela s’inscrit dans une démarche de connaissance des risques et des sites particuliers de nos secteurs opérationnels respectifs qu’il ne faut pas négliger. Nous encourageons d’ailleurs les industriels à prendre contact avec nous ou avec le centre de leur secteur s’ils souhaitent mettre en place des manœuvres sur leurs sites ! » conclut le Capitaine Thomas FLAMANT, adjoint au chef de centre de centre au CSP Orléans Nord. 

Le ventilateur est en marche

De puissants ventilateurs permettent l’évacuation des fumées dans le bâtiment

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