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Les sapeurs-pompiers de l’équipe animalière

Vous avez surement à l’esprit l’image du sapeur-pompier en tenue de feu montant à l’échelle pour récupérer un chat apeuré refusant de descendre d’un arbre devant une grand-mère affolée… Ce cliché est bien loin de la réalité du quotidien des membres de l’équipe animalière du SDIS du Loiret.

 

Capture d’un python à Sully-sur-Loire le 13 juillet 2012

Capture d’un python à Sully-sur-Loire le 13 juillet 2012

L’équipe animalière c’est 30 équipiers animaliers, et 5 encadrants dont 2 vétérinaires qui interviennent presque quotidiennement. Pythons, chevreuils, chiens, singes, anacondas, chevaux,  frelons asiatiques… Pas besoin pour eux de se rendre au zoo pour rencontrer des espèces peu courantes !

 

Sauvetage d’un cheval dans un fossé à Gien le 22 janvier 2010

Sauvetage d’un cheval dans un fossé à Gien le 22 janvier 2010


Que ce soit dans l’eau, en hauteur ou sur feu, ces sapeurs-pompiers sont intégrés à la chaîne des secours et interviennent dans tous les milieux pour faciliter le bon déroulement des secours. « L’activité des sapeurs-pompiers nous amène à approcher de très près l’univers des victimes. Il n’est pas rare par exemple qu’à l’arrivée des secours sur un accident de la route, nous nous retrouvions confronté à un chien qui, voulant défendre son maître nous empêche de porter secours à ce dernier. Il faut donc que des sapeurs-pompiers spécialisés de l’équipe animalière puissent intervenir pour permettre à leurs collègues de travailler sans se mettre en danger », indique le Lieutenant-colonel Vincent BOSQUET, vétérinaire et conseiller technique responsable de l’équipe animalière. « Nous intervenons dans le cadre des missions des sapeurs-pompiers pour protéger les personnes, les biens et l’environnement. La capture d’animaux errants relève de la responsabilité des maires. S’ils ne sont pas en mesure d’y faire face, le Préfet peut procéder à une réquisition de moyens et nous demander d’intervenir mais ce n’est pas très fréquent. »

 

Deux sapeurs-pompiers avec un faucon

Formation animalière à Bougy-les-Neuville le 18 mars 2010

 

Cette équipe animalière existe depuis maintenant quelques années mais c’est en 2012 qu’une note de service l’officialise.

Elle est susceptible d’intervenir sur trois types d’animaux :

  • Les animaux domestiques qui, une fois capturés, sont remis à leur propriétaire ou à la fourrière départementale
  • Les animaux indigènes (des animaux sauvages vivant naturellement dans la région) qui sont relâchés dans leur milieu naturel ou confiés au centre de soins de la faune sauvage s’ils sont blessés
  • Les animaux exotiques qui après avis des services de l’office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS) et de la direction départementale de la protection des populations (DDPP) peuvent être confiés à une personne titulaire d’un certificat de capacité pour la détention de l’espèce concernée.

 

Un ours joue avec un sapeur-pompier

 Formation animalière à Bougy-les-Neuville le 18 mars 2010

 

« Avant la Départementalisation, les sapeurs-pompiers étaient placés sous l’autorité des maires. Ils étaient donc souvent amenés à travailler avec les animaux. Maintenant ce n’est plus le cas. Si dans le passé la capture d’un animal au lasso était un geste courant, il y a eu depuis une perte de compétence naturelle qui a nécessité de constituer une équipe de personnes formées. De plus, certains équipements sont coûteux. Une équipe dédiée permet donc de rationnaliser la ressource financière », poursuit le vétérinaire. « Le mot d’ordre est : la prudence. Il est hors de question de se mettre en danger. Si deux équipiers ont des doutes sur l’animal auquel ils ont affaire, ils contactent un encadrant de l’équipe animalière pour lever ce doute ou lui demander du renfort. Aujourd’hui avec les Smartphones notamment, c’est très simple de prendre une photo de l’animal et de nous la faire parvenir pour confirmer (ou pas) l’identification.

Si le risque constitué par l’animal présent est faible mais que l’intervention présente un danger important pour les intervenants, il nous arrive de recommander au Directeur départemental du SDIS du Loiret de ne pas intervenir. C’est arrivé il y a quelques mois pour un nid de frelons asiatiques qui n’était pas très accessible car il se trouvait en haut d’un arbre sur un terrain instable. Ce nid ne présentait pas de danger évident pour la population bien qu’il soit sur la voie publique. En accord avec le commandant des opérations et l’expert, j’ai conseillé au Directeur de ne pas répondre à la demande d’intervention de la mairie car le risque pour les équipiers était trop élevé. Il a accepté et a écrit au maire pour l’informer de cette décision. A l’automne quand les feuilles sont tombées, le nid était plus facile d’accès et nous sommes revenus pour le détruire en toute sécurité. »

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